La commission européenne autorise les américains à exploiter nos données personnelles

Après l’accord « Safe Harbor » invalidé en 2015 par la Cour de justice de l’Union européenne, l’accord « Privacy Shield » entre l’Union européenne et les Etats-Unis adopté le 12 juillet dernier établit un cadre légal pour les entreprises qui souhaitent transférer des dCADENAS_CLAVIERonnées personnelles d’Européens aux États-Unis.

En octobre 2015, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) avait invalidé l’accord  « Safe Harbor ». Cet accord, entre l’Union européenne et les États-Unis, autorisait le transfert et le stockage de données personnelles depuis l’UE vers des entreprises américaines comme Microsoft ou encore Amazon. La cour considère que « les États-Unis n’offrent pas un niveau de protection adéquat aux données personnelles transférées. »

Le successeur du Safe Harbor, l’accord « Privacy Shield » entre l’UE et les Etats-Unis  a été adopté le 12 juillet dernier. Il établit un cadre légal pour les entreprises qui souhaitent transférer des données personnelles d’Européens aux États-Unis. Mais comme le précise le journal le Monde, « pour que l’accord soit conforme au droit européen, les États-Unis doivent offrir aux données européennes sur leur territoire une protection  essentiellement équivalente. Or rien n’indique à ce stade que les pratiques des services de renseignement américain aient significativement changé. » Impossible évidemment de ne pas penser aux révélations du lanceur d’alerte américain Edward Snowden sur plusieurs programmes de surveillance de masse américains.

Source : MEDIAPART, Mardi 9 août 2016

Publié dans Le Point Sécurité

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